maison_en_construction_fontaine_l_evequeSociété / Faits Divers 

Escroquerie : des familles démunies après avoir versé des acomptes jamais honorés

Le rêve d’une nouvelle maison peut rapidement virer au cauchemar. C’est l’amère expérience vécue par plusieurs familles belges qui ont versé des sommes considérables pour équiper leur logement. Leur point commun ? Un professionnel peu scrupuleux qui a empoché les acomptes sans jamais honorer ses engagements.

Une famille bloquée dans son projet de vie

En 2022, Stanis et sa famille, résidant à Fontaine-l’Évêque, se lancent dans la construction de leur maison. Le couple, accompagné de leur fils de six ans, sélectionne une cuisine pour un montant total de 23 000 euros. Confiants, ils versent un acompte conséquent de 16 800 euros.

Les mois passent et les retards s’accumulent. Le cuisiniste repousse sans cesse la fabrication des meubles. En mars dernier, alors que le carrelage est enfin achevé, une annonce stupéfie la famille : la livraison est programmée pour juin 2026, soit quatre ans après la signature du contrat.

Une découverte accablante

Face à ces délais aberrants, Stanis mène son enquête. Les révélations sont édifiantes. Le professionnel figure sur liste noire pour factures impayées, un signal d’alarme majeur qu’il aurait dû connaître plus tôt.

Le contact avec le fabricant apporte la confirmation redoutée : aucune commande n’a jamais été passée. La cuisine promise n’a jamais été mise en production. L’acompte versé semble s’être évaporé dans les poches du cuisiniste.

Un déménagement en suspens

Cette escroquerie présumée a des répercussions concrètes sur le quotidien de la famille. Le déménagement dans leur nouvelle demeure est indéfiniment reporté. L’investissement financier considérable paraît perdu, compromettant l’ensemble du projet immobilier.

D’autres victimes témoignent

Stanis n’est malheureusement pas un cas isolé. Ses recherches révèlent l’existence d’autres clients floués par le même professionnel. Laurine et Béatrice font partie de ces victimes collatérales.

Laurine a perdu 12 000 euros dans cette affaire, tandis que Béatrice déplore une perte de 10 000 euros. Comme Stanis, elles attendent toujours une cuisine qui ne sera probablement jamais installée.

Un préjudice qui dépasse les 38 000 euros

Au total, rien que pour ces trois victimes identifiées, le montant des acomptes versés sans contrepartie atteint des sommets. Les familles se retrouvent démunies face à un professionnel qui semble avoir multiplié les promesses sans jamais les tenir.

Cette situation soulève des questions sur les mécanismes de protection des consommateurs dans le secteur de l’aménagement intérieur. Les victimes espèrent désormais obtenir réparation et alertent d’autres potentiels clients sur les risques encourus.

Articles similaires