Enquête sur le meurtre de Quentin Deranque : huit nouvelles arrestations à Lyon
L’affaire du décès de Quentin Deranque continue de faire trembler la scène militante lyonnaise. Deux mois après les premiers coups de filet, les enquêteurs poursuivent leurs investigations et élargissent le cercle des suspects dans cette sombre affaire de violence politique.
Un nouveau coup de filet dans l’agglomération lyonnaise
Les forces de l’ordre ont procédé à huit nouvelles interpellations dans la région lyonnaise. Ces personnes sont soupçonnées d’avoir participé aux violences qui ont coûté la vie au jeune militant, sans toutefois être accusées d’avoir directement porté les coups fatals.
Parmi ces huit individus, cinq d’entre eux, dont au moins une femme, sont actuellement présentés devant les juges d’instruction. Ils viennent s’ajouter à un dossier judiciaire déjà conséquent.
Une longue liste d’accusés
Cette nouvelle vague d’interpellations porte à dix-sept le nombre total de personnes impliquées dans cette affaire. Neuf militants d’ultragauche avaient déjà été mis en examen pour des chefs d’accusation particulièrement graves.
Ces accusations incluent le meurtre, la participation à une association de malfaiteurs et des violences aggravées. Le profil des suspects révèle des liens avec des mouvements radicaux.
Des connexions avec La Jeune Garde
Les personnes poursuivies comprendraient des membres du mouvement antifasciste La Jeune Garde, une organisation depuis dissoute. Ce groupuscule avait été cofondé par Raphaël Arnault, député La France Insoumise.
Plus troublant encore, un assistant parlementaire de cet élu figure également parmi les accusés, illustrant la porosité entre militantisme radical et sphère politique institutionnelle.
Retour sur une soirée de violence
Le drame s’est noué le 12 février dernier, en marge d’une conférence organisée à Sciences Po Lyon. L’eurodéputée LFI Rima Hassan y prenait la parole lorsque la situation a dégénéré à l’extérieur.
Quentin Deranque, militant d’ultradroite, a été violemment frappé par des individus encagoulés. Cette agression faisait suite à une rixe opposant des militants des deux bords extrêmes du spectre politique.
Une enquête à double sens
La justice n’examine pas uniquement les violences commises contre Quentin Deranque. Le parquet de Lyon a également lancé une enquête préliminaire concernant des actes de violence perpétrés le même jour par des militants d’ultradroite.
Cette double investigation témoigne de la volonté des autorités d’établir l’ensemble des responsabilités dans cette journée marquée par les affrontements entre groupes radicaux antagonistes.

