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Endettée de 5 000 euros à cause de son père : le calvaire d’une étudiante d’Aix-en-Provence piégée depuis l’enfance

Une histoire surprenante venue des Hautes-Alpes illustre jusqu’où certains parents peuvent aller pour échapper à leurs responsabilités financières. Une jeune femme de 19 ans s’est retrouvée piégée par un stratagème mis en place par son propre père, découvrant avec stupeur l’ampleur des conséquences d’une décision prise une décennie plus tôt.

Un stratagème monté en 2013

Tout commence en 2013, lorsqu’un habitant des Hautes-Alpes acquiert un véhicule. Plutôt que de procéder à une immatriculation classique à son nom, il choisit d’enregistrer la voiture au nom de sa fille, alors âgée de seulement 9 ans.

L’objectif est clair : éviter de régler les contraventions liées à l’utilisation du véhicule. En utilisant l’identité de sa fille mineure, il pense avoir trouvé une faille légale lui permettant d’échapper aux sanctions financières.

Une dette de près de 5 000 euros découverte dix ans plus tard

En 2023, la jeune femme, désormais majeure, fait une découverte accablante. Elle apprend qu’elle est redevable de 4 972 euros d’amendes impayées, accumulées sur une décennie sans qu’elle n’en soit informée.

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Ces sanctions concernent essentiellement des infractions de stationnement commises par son père au volant du véhicule immatriculé à son nom. Durant toutes ces années, les contraventions se sont empilées, créant une dette considérable.

Un impact sur la vie étudiante

La jeune femme témoigne des répercussions concrètes sur son quotidien. Installée à Aix-en-Provence pour ses études, elle explique que cette situation a compromis sa capacité à payer son loyer.

Elle confie également se sentir considérée comme une « délinquante », alors qu’elle n’a jamais commis la moindre infraction. Le poids psychologique s’ajoute ainsi aux difficultés financières.

Une plainte déposée contre le père

Face à cette situation, la victime décide de ne pas rester passive. Elle se rend au commissariat d’Aix-en-Provence pour porter plainte contre son propre père, cherchant à obtenir justice.

L’affaire est portée devant le tribunal, où le père tente de justifier ses actes. Il affirme que l’immatriculation au nom de sa fille était légale, arguant qu’étant mineure, elle ne pouvait être contrainte au paiement d’amendes.

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Un père aux antécédents judiciaires

L’enquête révèle que l’accusé n’en est pas à son premier démêlé avec la justice. Il est déjà connu des forces de l’ordre pour des affaires d’escroquerie et d’abus de confiance.

Ce passé judiciaire vient renforcer la gravité de son geste envers sa propre fille, démontrant un comportement répété de manipulation et de malhonnêteté.

Une condamnation ferme

Le tribunal ne suit pas l’argumentation du prévenu. La justice tranche en faveur de la jeune femme et prononce une condamnation à un an de prison à l’encontre du père indélicat.

Au-delà de la peine d’emprisonnement, il est également contraint d’indemniser sa fille pour le préjudice subi, mettant fin à dix années de conséquences d’un stratagème frauduleux.

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