Empoisonnements évités de justesse par des clients d’un hôtel vigilant
La colère au travail peut pousser certaines personnes à des actes désespérés et dangereux. Dans un établissement hôtelier de la Costa del Sol, une salariée sur le point d’être licenciée a orchestré plusieurs tentatives d’empoisonnement qui auraient pu tourner au drame. Heureusement, la vigilance de la clientèle a permis d’éviter le pire.
Un plan criminel motivé par la rancœur professionnelle
En apprenant que son employeur ne prolongerait pas son contrat, une femme de 51 ans a choisi la vengeance plutôt que la résignation. Travaillant au sein d’un hôtel situé à Benalmádena, près de Malaga, elle a décidé de mettre en danger la vie de clients innocents.
Son mobile était clair : faire payer à l’établissement sa décision de ne pas la garder dans ses effectifs. La rancune professionnelle s’est transformée en intentions criminelles.
Deux attaques successives au produit toxique
Premier acte : contamination du lait des employés
Le 26 mai 2023, la quinquagénaire a commis son premier acte malveillant en versant de l’eau de Javel dans plusieurs bouteilles de lait. Ces contenants étaient destinés à la consommation de ses collègues de travail.
Cette première tentative visait apparemment l’environnement interne de l’hôtel, ciblant directement le personnel.
Deuxième tentative : un buffet contaminé pour les vacanciers
Cinq jours plus tard, elle a franchi un nouveau cap dans sa démarche criminelle. Cette fois, elle s’en est prise directement aux clients de l’établissement lors du service de restauration.
La femme a déversé un verre entier d’hypochlorite de sodium sur les fruits et les yaourts disposés sur le buffet du restaurant. Ce produit chimique extrêmement dangereux aurait pu causer de graves intoxications.
Des clients vigilants déjouent la catastrophe
C’est grâce à l’attention de vacanciers que le drame a été évité. Des clients de l’hôtel ont surpris l’employée en flagrant délit alors qu’elle versait le produit toxique sur les aliments.
Leur intervention rapide a permis d’alerter immédiatement la direction et d’empêcher quiconque de consommer les denrées contaminées. Aucune victime n’a été recensée suite à ces agissements.
Une condamnation assortie d’un sursis probatoire
Traduite en justice, la quinquagénaire a choisi de ne pas nier les faits qui lui étaient reprochés. Lors de son procès devant le tribunal de Malaga, elle a reconnu l’intégralité de ses actes.
Les magistrats ont prononcé une peine d’un an d’emprisonnement, assortie de deux ans de sursis probatoire. Cette décision prend en compte ses aveux et l’absence de victimes effectives.
Cette affaire rappelle les dangers que peuvent représenter les conflits professionnels non résolus et la nécessité pour les établissements recevant du public de maintenir une surveillance constante.

