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Effondrement tragique à Douala : sept morts dans un immeuble clandestinement occupé

Un drame s’est produit dans la capitale économique camerounaise, où un bâtiment délabré et théoriquement interdit d’accès s’est transformé en piège mortel. Malgré les mesures de sécurité officielles, des occupants illégaux y avaient trouvé refuge, avec des conséquences tragiques.

Une tragédie annoncée dans un bâtiment condamné

Dans la nuit du 10 au 11 juillet, un immeuble de Douala s’est brutalement effondré, ensevelissant ses occupants sous les décombres. Le bilan s’est alourdi pour atteindre sept personnes décédées, selon les informations confirmées par l’AFP.

Le bâtiment était pourtant évacué et placé sous scellé par les autorités, en raison de son état de délabrement avancé et du risque d’effondrement manifeste. Mais cette interdiction n’a pas empêché une occupation clandestine.

Des victimes parmi les plus vulnérables

Parmi les victimes de cette catastrophe figurent au moins trois enfants et deux adultes. Les personnes piégées sous les gravats étaient des jeunes sans-abri et des réfugiés qui avaient trouvé refuge dans ce lieu dangereux.

Les secours ont initialement recensé six morts, tandis que deux personnes demeuraient recherchées sous les décombres et quatre autres ont été transportées à l’hôpital.

Douala confrontée à une série d’effondrements

Cette tragédie n’est pas un cas isolé dans la métropole camerounaise. Un précédent effondrement avait déjà eu lieu en juin dernier à Douala, causant la mort d’une personne et blessant quatre autres.

Ces incidents répétés soulèvent des questions sur l’état du parc immobilier dans la capitale économique du Cameroun et sur la capacité des autorités à sécuriser les bâtiments à risque, même lorsqu’ils sont officiellement condamnés.

Le défi de la sécurisation des immeubles dangereux

L’occupation illégale de bâtiments scellés révèle une problématique sociale complexe. Des personnes en situation de grande précarité n’hésitent pas à défier les interdictions pour trouver un toit, même au péril de leur vie.

La mise sous scellé du bâtiment n’a manifestement pas suffi à empêcher son occupation, mettant en lumière les difficultés d’application des mesures de sécurité face à la crise du logement.

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