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Drame à Launaguet : une femme tuée, le mari récidiviste suspecté

Le drame s’est noué dans la nuit de jeudi à vendredi dans une commune de la banlieue toulousaine. Les pompiers, appelés pour éteindre un incendie dans un garage, ont découvert une scène d’horreur qui révèle une nouvelle tragédie conjugale aux contours glaçants.

Un corps découvert dans les flammes

Les secours sont intervenus vendredi matin à Launaguet, en Haute-Garonne, pour un feu de garage. Mais derrière les flammes se cachait un drame bien plus sombre : le corps partiellement calciné d’une femme de 40 ans.

L’autopsie a rapidement levé le voile sur les circonstances du décès. La victime n’est pas morte dans l’incendie : elle a été tuée d’une balle dans la tête. Le feu aurait été allumé pour masquer le crime.

Deux enfants, un adolescent de 17 ans et une fillette de neuf ans née du couple, dormaient dans la maison mitoyenne au moment du drame. Ils n’ont heureusement pas été blessés physiquement.

Le mari retrouvé grièvement blessé

À plus d’un kilomètre du lieu du crime, l’époux de la victime, âgé de 54 ans, a été découvert gravement blessé à la tête. L’homme se trouve actuellement hospitalisé dans un état critique.

Les enquêteurs privilégient la piste d’un féminicide suivi d’une tentative de suicide, même si cette hypothèse doit encore être formellement confirmée par l’instruction en cours.

Un passé judiciaire lourd de violence

Le suspect n’en est pas à son premier acte de violence conjugale mortelle. En 2002, la cour d’assises de Guyane l’avait condamné pour l’assassinat d’une ancienne compagne, un crime commis en 1999.

Libéré en 2010 après avoir purgé sa peine, il avait depuis été condamné pour diverses infractions routières et un vol avec violences. Un profil préoccupant que la justice connaissait donc parfaitement.

Des mesures de protection récemment mises en place

Le 25 juillet dernier, la victime avait franchi le pas en déposant plainte contre son mari. Elle dénonçait des « appels malveillants, de violences psychologiques ayant entraîné un jour d’ITT et d’atteintes à l’intimité, sans qu’il soit fait état de violences physiques ».

Face à cette situation, le parquet de Toulouse avait réagi en lui remettant le 5 août un téléphone grave danger, dispositif destiné à protéger les victimes de violences conjugales. Malheureusement, elle ne l’a jamais activé.

Des obligations judiciaires respectées… en apparence

Suite à la plainte déposée en juillet, un juge avait imposé à l’homme plusieurs interdictions : ne pas se rendre au domicile familial, ne pas rencontrer son épouse, et ne pas porter d’arme.

Selon les éléments de l’enquête, le suspect s’était conformé à ces obligations durant le mois d’août. Du moins officiellement, puisque les événements tragiques de cette nuit démontrent qu’il a fini par retourner au domicile conjugal.

Une enquête pour assassinat en récidive

Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête pour assassinat par conjoint en récidive légale, qualification qui prend en compte le précédent meurtre commis par le suspect en 1999.

Les investigations devront établir précisément le déroulement des faits et déterminer comment l’homme a pu approcher sa victime malgré les mesures d’éloignement prononcées à son encontre.

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