Disparition d’un scientifique en Dordogne : l’enquête relancée ébranle un village
Une affaire vieille de plus de trois décennies refait surface dans un paisible village périgourdin. L’enquête sur la disparition mystérieuse d’un jeune scientifique connaît aujourd’hui un tournant décisif, alors que les investigations ont été relancées avec des moyens inédits. Les habitants de cette commune rurale assistent, médusés, au déploiement d’une machinerie judiciaire impressionnante.
Un jeune chercheur volatilisé il y a trente ans
En 1994, Didier Seignole, biologiste âgé de 29 ans, s’évapore sans laisser de traces en Dordogne. Cette disparition brutale n’a jamais été élucidée malgré les premières investigations menées à l’époque.
Le dossier, classé pendant des années, vient de connaître une accélération spectaculaire. Les autorités judiciaires ont décidé de rouvrir ce mystère non résolu qui hante la région depuis trois décennies.
Trois personnes dans le viseur des enquêteurs
Depuis le mardi 2 juin, trois suspects sont convoqués et interrogés par les gendarmes. Ces auditions marquent une étape cruciale dans cette affaire qui semblait vouée à l’oubli.
L’instruction est pilotée par la juge Fabienne Bernard, tandis que le pôle cold cases de Nanterre, situé dans les Hauts-de-Seine, coordonne les opérations pour enlèvement et séquestration.
Des moyens considérables déployés
Depuis novembre 2025, la Division des affaires non élucidées (Diane) a pris le relais de l’enquête. Cette unité spécialisée travaille en collaboration étroite avec la brigade de recherches de Périgueux.
Ces services d’élite mobilisent des techniques d’investigation modernes pour percer les secrets d’une affaire qui remonte à plus de trente ans.
Un village paisible sous le feu des projecteurs
La Douze, commune tranquille de 1 000 habitants nichée en Dordogne, n’est pas habituée à une telle exposition médiatique. L’annonce de l’ouverture de l’information judiciaire en janvier par le PCSNE a propulsé ce village rural sur le devant de la scène.
Les caméras et les journalistes affluent depuis plusieurs mois, perturbant le quotidien de cette bourgade habituellement préservée de l’agitation extérieure.

