discrimination_dijon_tabacSociété / Faits Divers 

Discrimination à Dijon : un buraliste refuse de servir un client handicapé

La scène s’est déroulée en pleine journée, dans le centre de Dijon. Un acte discriminatoire qui a profondément choqué la victime et les témoins présents. Ce type d’incident, bien que rarissime, révèle la persistance de comportements inacceptables envers les personnes en situation de handicap.

Un refus catégorique devant témoins

Le 18 septembre dernier, Vincent Assante se rend dans un bureau de tabac dijonnais. Président de l’Association nationale pour l’intégration des personnes handicapées moteurs, il se déplace en fauteuil roulant et est accompagné de son auxiliaire de vie.

Cette dernière interroge le commerçant sur une carte SIM. La réponse du buraliste glace l’atmosphère : il annonce sans détour qu’il refuse de servir les personnes handicapées.

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L’incident se produit en présence d’une brigade de police, qui confirme par la suite les propos tenus par le commerçant. Un témoignage qui s’avérera décisif pour la suite de l’affaire.

Une justification aussi absurde qu’inacceptable

Face à la stupéfaction de son interlocuteur, le buraliste tente de justifier son refus. Il invoque l’existence d’une prétendue loi qui lui interdirait de servir cette clientèle.

Vincent Assante peine d’abord à y croire. « Mais la loi dit exactement le contraire. Je lui demande : ‘De quelle loi parlez-vous ?' », rapporte-t-il. Aucune réponse cohérente ne lui sera fournie.

Une discrimination aux conséquences graves

Pour le président de l’association, cet épisode dépasse le simple cas individuel. Il y voit le symptôme d’une dérive dangereuse qui pourrait contaminer d’autres situations.

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« C’est une première étape de discrimination. Et après ? On ne vend pas aux clients juifs ou aux Arabes ? On ne vend pas aux femmes ? », s’interroge-t-il avec inquiétude.

Une plainte déposée et une procédure engagée

Vincent Assante a immédiatement porté plainte auprès des autorités. Le caractère discriminatoire des faits étant établi, la justice s’est saisie du dossier.

Le commerçant concerné a été convoqué dans le cadre d’une composition pénale. Il devra prochainement comparaître devant le délégué du procureur de la République.

Cette procédure permet au parquet de proposer une sanction sans passer par un procès, à condition que l’auteur des faits reconnaisse sa responsabilité.

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