Déclaré mort, un bébé se réveille cinq heures après dans une morgue
L’affaire défraie la chronique en Arizona. Un tout-petit de 18 mois a survécu cinq heures dans une chambre froide après avoir été déclaré mort par erreur. Les parents dénoncent aujourd’hui une succession de dysfonctionnements médicaux qui ont failli coûter la vie à leur enfant.
Une noyade qui tourne au cauchemar médical
En février dernier, le petit Vincent est découvert inconscient dans la piscine familiale. Ses parents le transportent immédiatement au Mercy Gilbert Medical Center, en état d’urgence absolue.
À 18h20, le médecin de garde prononce le décès de l’enfant. Le nourrisson est alors acheminé vers la morgue de l’établissement hospitalier, où il sera entreposé dans une chambre réfrigérée.
Des signaux d’alerte ignorés par le personnel soignant
Avant le transfert du corps, une membre de l’entourage familial aurait pourtant perçu des signes de respiration chez le bébé. Lorsqu’elle alerte l’équipe médicale, on lui répond que ce phénomène est habituel.
Cinq heures et demie s’écoulent. C’est dans la morgue que Vincent est finalement retrouvé en vie. Le personnel découvre alors que l’enfant respire toujours, malgré les températures extrêmes de la chambre froide.
Une mère brisée réclame des explications
Huit mois après ce drame, Alexus Fiordilino, la maman de Vincent, brise le silence face aux caméras d’ABC15. Son témoignage est accablant pour l’établissement hospitalier.
« Je voulais juste qu’on m’aide », confie-t-elle, la voix chargée d’émotion. La jeune mère ne décolère pas face aux négligences présumées.
« Comment peut-on faire ça à un bébé ? », interroge-t-elle avec incompréhension, évoquant les cinq heures et demie durant lesquelles son fils est resté abandonné dans le froid.
Des anomalies dans le protocole médical
La consultation de documents officiels révèle des incohérences troublantes dans la chronologie des événements. Le praticien a établi le certificat de décès à 18h20 précises.
Or, les résultats d’une analyse sanguine ne lui sont parvenus qu’à 18h38, soit dix-huit minutes après avoir déclaré la mort de l’enfant. Ces données biologiques auraient pourtant servi à justifier certaines décisions médicales.
Un transfert d’urgence vers un centre pédiatrique
Dès sa découverte vivant dans la morgue, Vincent a été évacué en urgence vers un hôpital spécialisé en pédiatrie. Les médecins ont alors entrepris des soins intensifs pour stabiliser son état.
Aujourd’hui, le petit garçon suit un parcours de rééducation complexe. Les séquelles de cette erreur médicale pourraient nécessiter une prise en charge à vie.
Un silence assourdissant de l’hôpital
Contacté par les médias, le Mercy Gilbert Medical Center a refusé de s’exprimer publiquement sur cette affaire. La direction invoque le secret médical pour justifier son mutisme.
Cette absence de communication ne fait qu’attiser la colère des parents, qui réclament toute la lumière sur les circonstances de ce drame évité de justesse.
Pas de poursuites pénales pour le moment
Les forces de police ont mené une enquête approfondie sur les conditions dans lesquelles Vincent a été déclaré mort prématurément. Au terme de leurs investigations, elles n’ont pas identifié d’éléments suffisants pour engager des poursuites pénales contre le personnel hospitalier.
Néanmoins, l’affaire n’est pas close. Le dossier complet sera transmis aux services du procureur général pour un examen complémentaire. Cette instance déterminera s’il existe des motifs pour d’éventuelles sanctions.

