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Cyberattaques élucidées : un hackeur vendéen de 20 ans derrière les barreaux

Les autorités françaises viennent de porter un coup d’arrêt à une vague de cyberattaques qui a touché de nombreuses institutions publiques et organismes sportifs. Une enquête minutieuse de la brigade spécialisée a permis de remonter jusqu’à un jeune pirate informatique vendéen, particulièrement actif sur la toile.

Un suspect de vingt ans sous les verrous

Les enquêteurs ont procédé à l’arrestation d’un individu né en août 2004 lors d’une opération menée le lundi 20 avril en Vendée. Le suspect, qui opérait sous l’identité numérique « HexDex », a reconnu l’utilisation de ce pseudonyme lors de sa garde à vue.

La brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) pilotait cette enquête pour « atteintes à un système de traitement automatisé de données ». Du matériel informatique a été placé sous scellés, ainsi que son compte sur Darkforum.

Des dizaines d’organismes dans le viseur du pirate

Le monde sportif massivement ciblé

Les investigations révèlent que quinze fédérations sportives françaises ont été victimes de ses intrusions. Parmi elles figurent les fédérations de voile, d’athlétisme, de sport automobile, de gymnastique, de ski, de rugby à 13, d’aïkido, de sport universitaire, de montagne et escalade, de football américain, de randonnée pédestre, d’aéronautique, de canoë-kayak, d’handisport, ainsi que de savate et boxe française.

Institutions publiques et services nationaux compromis

L’ampleur des cyberattaques s’étend bien au-delà du secteur sportif. Le hackeur aurait également pénétré des systèmes sensibles comme le Système d’information sur les armes (SIA) et e-campus, une plateforme de formation en ligne de la police nationale.

Parmi les autres cibles recensées : la préfecture de Moselle, le logiciel Compas de l’Éducation Nationale, l’agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), ou encore le portail « Choisir le service public ».

Secteur privé et culturel également touchés

Les fuites de données concernent aussi des acteurs privés et culturels. Logis Hôtels France, Brithotel et la Philharmonie de Paris comptent parmi les victimes répertoriées.

Les organisations syndicales n’ont pas été épargnées, avec des intrusions constatées sur des sites de la CFDT et de FO. Même les banques alimentaires auraient été visées par ces attaques informatiques.

Une enquête qui se poursuit

Les autorités n’ont établi aucun lien entre ce suspect et la cyberattaque ayant frappé le portail de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) le 15 avril dernier. Cette précision suggère que d’autres investigations restent en cours.

L’analyse du matériel informatique saisi devrait permettre aux enquêteurs de déterminer l’étendue exacte des intrusions et d’identifier d’éventuels complices.

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