Crash d’aéronef à Pressignac-Vicq : l’appareil finit en cendres, les occupants miraculés
Un accident aérien aurait pu tourner au drame dans le Périgord. Alors que les risques d’incendie étaient déjà élevés en pleine période estivale, une manœuvre ratée a déclenché un feu de végétation dans une zone particulièrement vulnérable.
Une manœuvre de touch-and-go qui tourne mal
Le 8 juillet 2026 au soir, deux hommes de 63 ans effectuaient une manœuvre de touch-and-go à bord de leur ULM sur le terrain de Pressignac-Vicq. Cette technique consiste à atterrir, toucher brièvement le sol puis redécoller immédiatement.
Mais l’exercice a mal tourné. La longueur de piste s’est révélée insuffisante pour mener à bien la manœuvre. L’appareil a percuté une clôture située en bout de piste, provoquant son embrasement instantané.
L’incendie se propage rapidement dans la végétation
Les flammes de l’ULM accidenté ont immédiatement gagné la végétation environnante. Les conditions étaient particulièrement préoccupantes : un terrain extrêmement sec et un risque sévère de feu de forêt déjà identifié dans le secteur.
Face à cette situation critique, les centres de secours de Lalinde et du Bugue ont été mobilisés en urgence. Leur intervention rapide s’est avérée déterminante pour éviter une catastrophe de plus grande ampleur.
Un hectare de végétation parti en fumée
Les sapeurs-pompiers sont parvenus à maîtriser le sinistre à 23 h 15. Au total, un hectare de végétation a été détruit par les flammes avant que le feu ne soit totalement contrôlé.
Les réactions des autorités locales
Cédric Salem, le maire de la commune, a souligné l’importance des conditions météorologiques favorables. « Heureusement il n’y avait pas de vent et les pompiers ont pu vite maîtriser le feu », a-t-il déclaré à Sud Ouest.
La municipalité de Pressignac-Vicq a également salué le professionnalisme des secours. « Grâce à l’intervention rapide et efficace des sapeurs-pompiers, l’incendie a pu être rapidement maîtrisé, évitant ainsi une propagation plus importante », ont précisé les autorités locales.
Les occupants miraculeusement indemnes
Malgré la violence du choc et l’embrasement de leur appareil, les deux pilotes sexagénaires sont sortis indemnes de l’accident. Une issue heureuse qui aurait pu être bien différente dans d’autres circonstances.
L’absence de vent ce soir-là a sans doute évité une propagation incontrôlable du feu dans une région particulièrement exposée aux incendies durant l’été.

