Couple accusé de maltraitance sur 21 enfants issus de mères porteuses
L’affaire choque la Californie depuis plus d’un an. Un couple originaire d’Arcadia fait face à de graves accusations de maltraitances sur mineurs. Leur particularité ? Avoir fait naître plus de 21 enfants par le biais de mères porteuses, dont une grande majorité aurait subi des violences répétées au sein du foyer familial.
Une découverte glaçante lors d’une enquête approfondie
Après dix-sept mois d’investigation, les autorités du comté de Los Angeles ont mis au jour un système troublant. Guojun Xuan, âgé de 66 ans, et Silvia Zhang, 39 ans, sont poursuivis pour avoir infligé des sévices à au moins quatorze enfants placés sous leur garde.
Les enquêteurs du bureau du shérif ont fait une découverte édifiante dans leur résidence : 32 caméras de surveillance dissimulées à travers l’habitation. Ces dispositifs auraient enregistré les châtiments corporels administrés aux mineurs, constituant ainsi des preuves accablantes.
Des dizaines d’enfants nés par gestation pour autrui
Le couple exploitait une entreprise spécialisée dans la gestation pour autrui, baptisée Mark Surrogacy Investment. C’est par ce biais qu’ils auraient recruté de nombreuses mères porteuses pour donner naissance à leurs enfants.
Parmi la vingtaine d’enfants recensés, seuls un ou deux seraient nés biologiquement de Silvia Zhang. Les autres auraient tous été conçus grâce à des mères porteuses, selon les éléments de l’enquête.
Des naissances qui se sont poursuivies malgré la procédure
Fait troublant : même après le placement des 21 premiers enfants sous tutelle de l’État, âgés de deux mois à treize ans, le couple aurait continué à faire naître au moins cinq autres bébés via des mères porteuses.
L’hospitalisation d’un nourrisson comme point de départ
C’est l’admission d’urgence d’un bébé de deux mois présentant un traumatisme crânien en mai 2025 qui a déclenché les soupçons des services de protection de l’enfance. Cet incident a conduit les autorités à ouvrir une enquête approfondie sur les conditions de vie des enfants.
Les investigations ont révélé que la majorité des mineurs auraient grandi dans un environnement marqué par la violence et les mauvais traitements.
Des peines de prison considérables encourus
La gravité des accusations se reflète dans les peines maximales encourues. Guojun Xuan risque plus de 17 ans d’emprisonnement, tandis que Silvia Zhang fait face à une peine potentielle de plus de 11 ans derrière les barreaux.
Le parquet a également réclamé une caution exceptionnelle de 100 millions de dollars, témoignant de l’ampleur présumée des faits reprochés. Par ailleurs, des poursuites ont été engagées contre une nourrice qui n’a pas encore été appréhendée.
Une défense qui invoque l’altruisme
Mitchell Krems, l’avocat représentant Guojun Xuan, a présenté une version radicalement différente des faits. Selon lui, son client serait animé par un « altruisme » et chercherait simplement à contribuer positivement à la société.
Guojun Xuan lui-même maintient son innocence. Il affirme qu’ils ont pris grand soin des enfants et qu’ils ne les ont jamais vendus, rejetant toute accusation de trafic ou de maltraitance.
Cette affaire, relayée par plusieurs médias américains dont ABC News, le Washington Post, People et CBS News, continue de susciter l’indignation et soulève de nombreuses questions sur l’encadrement de la gestation pour autrui.

