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Condamné à 11 ans de prison pour avoir dépouillé une octogénaire de 800 000 euros

Une affaire glaçante de manipulation et d’emprise sur une personne âgée vulnérable vient de se conclure devant la justice. Un quadragénaire comparaissait pour avoir systématiquement exploité une octogénaire isolée, la privant de sa fortune et de sa liberté pendant plusieurs années.

Une escroquerie méthodique de grande ampleur

La cour criminelle des Pyrénées-Atlantiques a prononcé une condamnation de 11 ans de réclusion criminelle à l’encontre d’un homme de 46 ans. Ce dernier devra également s’acquitter d’une amende de 50 000 euros.

Les magistrats ont ordonné la confiscation totale de ses biens immobiliers et avoirs financiers. Le condamné, déjà placé en détention provisoire depuis trois ans, purgera sa peine pour des faits qualifiés d’enlèvement, séquestration, abus de confiance, abus de faiblesse et blanchiment d’argent.

Plus de 800 000 euros détournés

La victime, une veuve de 88 ans sans descendance, a vu sa vie basculer après avoir rencontré son bourreau. L’homme a réussi à établir une emprise totale sur cette femme isolée, allant jusqu’à se pacser avec elle.

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Cette union lui a permis d’obtenir une procuration générale sur l’ensemble des avoirs de l’octogénaire. Il a ainsi pu détourner méthodiquement plus de 800 000 euros, incluant sa pension mensuelle de 1 300 euros.

Un déracinement progressif et planifié

Le stratagème ne s’est pas limité au vol. La malheureuse a été déplacée contre son gré de son logement du Béarn vers plusieurs appartements au Pays basque.

L’étape ultime de cette séquestration a consisté à l’installer au Maroc, loin de tout repère et de toute possibilité d’aide. La victime est décédée en 2025 à l’âge de 94 ans dans une maison de retraite à Casablanca, sans qu’aucun proche ne la représente lors du procès.

L’alerte donnée par une professionnelle vigilante

C’est une intermédiaire en création d’entreprises qui a fait basculer l’affaire. Interloquée par la différence d’âge flagrante entre les deux protagonistes, elle a reçu par erreur une copie du Pacs.

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Ce document a éveillé ses soupçons et l’a poussée à signaler la situation aux autorités. Son intervention a déclenché une enquête approfondie qui a permis de mettre au jour l’ampleur de l’escroquerie.

Une défense qui minimise les faits

Me Antoine Tugas, avocat de la défense, a contesté les accusations les plus graves. Il a réfuté les faits d’enlèvement et de séquestration devant la cour.

Selon lui, la relation entre son client et l’octogénaire était sincère, malgré les apparences accablantes. L’avocat a plaidé qu’il s’agissait uniquement d’un abus de confiance sans violence physique.

La défense a également évoqué la capacité mentale de la victime à refuser, suggérant qu’elle aurait pu s’opposer aux agissements de l’accusé. Un argumentaire qui n’a visiblement pas convaincu les magistrats.

Le notaire échappe aux poursuites

Dans cette affaire aux multiples ramifications, le notaire impliqué dans certaines transactions a bénéficié d’un non-lieu en appel. Les juges n’ont pas retenu sa responsabilité pénale dans le dispositif d’escroquerie mis en place.

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