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Choc dans la musique urbaine : un artiste accusé de viols et violences

Le monde de la musique urbaine française est secoué par une affaire judiciaire impliquant un artiste RnB de 29 ans. Derrière les titres romantiques et les mélodies envoûtantes se cachent des accusations graves portées par plusieurs jeunes femmes. Une procédure qui soulève des questions sur l’emprise et les rapports de pouvoir dans les relations sentimentales.

Une mise en examen pour des faits d’une extrême gravité

Tsew the Kid a été mis en examen en janvier dernier dans la capitale. La justice lui reproche des viols conjugaux sur trois femmes ainsi que des violences sur une quatrième victime. Malgré la lourdeur des accusations, l’artiste bénéficie d’un contrôle judiciaire qui lui permet de poursuivre sa carrière musicale.

Paradoxalement, quelques mois après sa mise en examen, le chanteur a publié en juin un titre intitulé « Laisse-moi t’aimer ». Une sortie qui a suscité de vives réactions compte tenu du contexte judiciaire. La juge d’instruction a estimé que les éléments du dossier constituaient des indices graves ou concordants justifiant des poursuites.

Cinq femmes victimes présumées d’un système d’emprise

Quatre femmes ont déclenché la procédure judiciaire, tandis qu’une cinquième a déposé plainte ultérieurement. Leurs avocates, Emma Eliakim et Missiva Chermak Felonneau, dénoncent un schéma répétitif visant des personnes fragiles.

Selon les conseilles des parties civiles : « Cette pluralité met en lumière un mécanisme d’emprise et de toute-puissance », ciblant des femmes « particulièrement vulnérables, en raison de leur jeune âge ou de traumatismes antérieurs ». Elles ont également souligné : « Si d’autres jeunes femmes se reconnaissent dans les faits aujourd’hui dénoncés, elles savent désormais que la justice est prête à les écouter ».

Des témoignages accablants et des reconnaissances troublantes

Une agression sous l’emprise de substances hallucinogènes

La première plaignante accuse le chanteur d’avoir commis une pénétration anale avec un objet en décembre 2023. Elle affirme avoir été sous l’emprise de la Salvia, une plante hallucinogène, au moment des faits. Le musicien conteste fermement ces accusations et affirme avoir joué le rôle de « gardien sobre et bienveillant » auprès d’elle.

Une lettre d’excuses qui vaut aveu

Le deuxième témoignage concerne des faits remontant à 2020. La victime, alors âgée de 18 ans, reproche à l’artiste, qui en avait 24, de lui avoir imposé des pénétrations vaginales non consenties.

Après leur relation, Tsew the Kid lui a adressé une lettre révélatrice : « C’est avec le recul que je t’écris ces mots. Avant ta colère je la ressentais. Maintenant je la comprends », et « Je t’ai trahie, j’ai abusé de ta confiance, je n’ai pas su te comprendre et le premier rapport qu’on a eu je me rends compte maintenant qu’il n’était pas consenti. »

Durant l’interrogatoire, la magistrate l’a interpellé : « Comment soutenir aujourd’hui, que le rapport était consenti ? » Le mis en examen a tenté de minimiser : « À travers la lettre, j’ai juste essayé de faire preuve de compréhension et juste essayé de comprendre simplement ce qu’elle ressentait, et je suis sûr à 100 % que c’était consenti sur le coup », précisant : « On était d’accord tous les deux, il y a eu des bisous ».

La juge a rétorqué : « Vous savez que le fait de s’embrasser ne veut pas dire qu’on veut aller jusqu’au bout ».

Violences physiques et séquelles psychologiques

Une troisième plaignante évoque un viol avec violence datant d’août 2024. Une quatrième femme dénonce quant à elle des violences incluant deux tentatives d’étranglement. Les conséquences psychologiques ont été telles qu’elle s’est vu prescrire 30 jours d’ITT pour stress post-traumatique.

La défense appelle à la prudence et conteste les accusations

Jean-Eloi de Brunhoff, avocat du chanteur, a appelé « à la prudence » concernant cette affaire. Il qualifie les relations incriminées de « relations sentimentales éphémères ou un peu plus longues ».

Le conseil a souligné : « Tsew the Kid conteste ce qui lui est reproché par les plaignantes, qui se sont mobilisées récemment et conjointement ». Il affirme que son client « se tient sereinement à la disposition de la justice (…) pour que la vérité soit faite, tout en continuant de se concentrer sur sa musique ».

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