Chef de brigade de Nanteuil-le-Haudouin en prison pour voyeurisme et pédopornographie
L’affaire a provoqué un séisme au sein de la gendarmerie de l’Oise. Un gradé de la brigade de Nanteuil-le-Haudouin se retrouve derrière les barreaux, rattrapé par des accusations extrêmement graves. Son arrestation a révélé des agissements qui ont choqué l’ensemble de ses collègues et semé la consternation parmi les victimes.
Pris la main dans le sac avec une caméra endoscopique
Le responsable de la brigade a été surpris en flagrant délit au mois de mai dernier. L’homme utilisait une caméra endoscopique qu’il glissait sous la porte des toilettes réservées aux femmes de son propre lieu de travail. Une pratique voyeuriste qui n’a pas échappé longtemps à la vigilance de ses collègues.
Cette découverte a immédiatement déclenché une série de plaintes. Pas moins d’une quinzaine de dénonciations ont été enregistrées contre le gendarme, témoignant de l’ampleur des faits reprochés.
Des découvertes accablantes lors de la perquisition
L’interpellation à son domicile a permis aux enquêteurs de saisir du matériel compromettant. Trois caméras endoscopiques ont été retrouvées en sa possession, confirmant le caractère organisé de ses pratiques.
Mais l’enquête a pris une tournure encore plus sombre. L’examen de son équipement informatique a révélé la présence d’images à caractère pédopornographique, aggravant considérablement son cas devant la justice.
Mise en examen et placement sous écrou
Face à ces éléments accablants, la justice a agi rapidement. Le chef de brigade a été mis en examen puis placé en détention provisoire dès le mois de mai. Une mesure qui reflète la gravité des infractions qui lui sont reprochées.
Une enquête confiée à des instances extérieures
Pour garantir l’impartialité de l’instruction, l’affaire a été dépaysée à Paris. Les investigations ont été confiées conjointement à la section de recherches de Lille et au bureau des enquêtes judiciaires de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale.
Tant le procureur de Senlis que celui de Paris ont choisi de ne pas communiquer sur cette affaire sensible. Le silence des autorités judiciaires témoigne de la délicatesse du dossier.
Suspension administrative immédiate
Parallèlement aux poursuites pénales, le gendarme a été immédiatement suspendu de ses fonctions. Des procédures disciplinaires internes sont également en cours au sein de l’institution.
La gendarmerie exprime son soutien aux victimes
Dans un communiqué officiel, la gendarmerie nationale a tenu à afficher sa « totale solidarité » avec les victimes de ces agissements. L’institution cherche ainsi à se démarquer clairement des actes commis par l’un de ses cadres.
Cette affaire met en lumière les dérives individuelles qui peuvent survenir même au sein des forces de l’ordre, et la nécessité d’une vigilance constante pour protéger les personnels, notamment féminins, de telles atteintes.

