Châtellerault : une fillette saute du 4ᵉ étage pour fuir les flammes
Un drame a failli tourner à la catastrophe ce samedi à Châtellerault. Alors que trois jeunes enfants se trouvaient seuls dans leur logement, un violent incendie s’est déclaré, poussant l’aînée à un acte désespéré pour sauver sa vie. Les secours ont été confrontés à une situation d’urgence absolue.
Un saut de plusieurs mètres pour échapper à l’enfer
Samedi matin, peu avant midi, un appartement situé au quatrième étage d’un immeuble place Churchill a été ravagé par les flammes. À l’intérieur, trois enfants âgés de quatre à dix ans se trouvaient livrés à eux-mêmes.
Face à la progression rapide du feu, la fillette de dix ans a pris une décision extrême : se jeter par la fenêtre. Elle a été « découverte au sol, au pied de l’habitation, dans des rosiers », qui ont probablement amorti sa chute.
Blessée au poignet et à la jambe, la jeune victime a immédiatement été prise en charge et transportée vers l’hôpital de Poitiers. Heureusement, son pronostic vital n’est pas engagé.
La mobilisation héroïque des voisins
Alertés par des bruits d’explosion provenant de l’appartement, plusieurs résidents de l’immeuble ont tenté de forcer la porte pour porter secours aux deux autres enfants restés piégés à l’intérieur.
Cette intervention rapide et courageuse a permis de maintenir un contact avec les victimes en attendant l’arrivée massive des pompiers et du Samu, qui ont déployé plus de 70 personnes sur les lieux.
Une mère partie quelques instants
Au moment du drame, la mère des enfants s’était absentée temporairement. Elle avait accompagné son fils aîné à son entraînement de football, laissant ses trois plus jeunes enfants à domicile.
Cette courte absence a basculé dans le cauchemar lorsque l’incendie s’est déclaré, transformant une matinée ordinaire en tragédie évitée de justesse.
Une intervention massive des secours
Les équipes d’urgence ont pu circonscrire rapidement le sinistre. Selon les autorités, « le feu a pu être contenu et ne s’est pas propagé aux autres logements », bien que « deux appartements restent inaccessibles ».
Une cellule d’urgence médico-psychologique a été déployée au centre social d’Ozon pour accompagner les victimes et les témoins de cette scène traumatisante.
Origine accidentelle confirmée
Les premières investigations écartent la piste criminelle. L’incendie ne serait pas d’origine volontaire, offrant au moins cette maigre consolation à la famille touchée par ce drame.
Un élan de solidarité immédiat
Face à cette situation dramatique, la communauté locale s’est rapidement mobilisée. Le club de football dont est membre l’un des enfants a lancé une cagnotte pour soutenir financièrement la famille sinistrée.
En complément, une collecte de vêtements a été organisée dès le dimanche après-midi par la structure sportive, témoignant de l’élan de solidarité dans la Vienne.

