Brest : intervention sanglante, un policier grièvement blessé par un individu armé
La violence urbaine frappe parfois de plein fouet les forces de l’ordre lors d’interventions qui dégénèrent. Dans le quartier de Recouvrance, une soirée tranquille dans un bar a basculé dans le drame lorsqu’un individu armé s’en est pris aux clients puis aux policiers venus rétablir l’ordre.
Une intervention qui tourne au cauchemar
Dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars, un homme muni d’un couteau sème la terreur dans un établissement du quartier de Recouvrance. Nasratullah Naseri, un Afghan de 32 ans, menace successivement les consommateurs présents dans le bar puis des passants à l’extérieur.
Les forces de l’ordre se déploient rapidement sur place. Pas moins de six agents sont nécessaires pour venir à bout de l’individu particulièrement violent. L’opération laisse un bilan humain préoccupant : trois fonctionnaires sont blessés au cours de l’intervention musclée.
Un policier grièvement touché
Parmi les victimes, un membre de la Brigade anti-criminalité subit une blessure particulièrement grave. L’agent reçoit un coup de lame au mollet, provoquant une hémorragie massive. Le commissaire Nicolas Hoarau décrit la scène : « La lame a ripé sur l’os […] une très impressionnante hémorragie… Heureusement qu’une infirmière, qui n’était pas en service, lui a porté les premiers soins… »
La présence providentielle d’une infirmière sur les lieux permet d’éviter le pire. Cette professionnelle de santé, bien que hors service, prodigue les gestes d’urgence indispensables avant l’arrivée des secours médicalisés.
Un individu connu des services de police
L’agresseur n’est pas un inconnu pour les autorités brestoises. Nasratullah Naseri vit dans la ville depuis 2018 avec le statut de réfugié en situation régulière. Cependant, son parcours révèle une trajectoire difficile marquée par la marginalisation.
Sans domicile fixe, l’homme de 32 ans est décrit comme désocialisé et présentant une forte addiction à l’alcool. Son profil figure dans les fichiers policiers pour des antécédents de comportements violents commis sous l’emprise de boissons alcoolisées.
Une sévérité exceptionnelle selon les autorités
Le commissaire Nicolas Hoarau souligne la gravité exceptionnelle de cet incident. Il affirme ne pas se souvenir d’un fait aussi grave à Brest depuis cinq ans, témoignant de la rare violence de l’attaque.
Une condamnation exemplaire
Dès le mardi suivant les faits, Nasratullah Naseri comparaît devant le tribunal en procédure immédiate. La justice se montre inflexible face à la gravité des actes commis.
Le tribunal prononce une peine de quatre ans de prison ferme à l’encontre de l’Afghan. Le prévenu est maintenu en détention et écope d’une interdiction définitive du territoire français. Une interdiction de détention d’arme complète ce dispositif judiciaire.
Cette affaire illustre les risques auxquels s’exposent quotidiennement les forces de l’ordre lors d’interventions impliquant des individus en situation de détresse sociale et sous emprise de substances.

