Baron du crime marseillais arrêté après une cavale internationale fracassante
Les services de police espagnols ont mis la main sur un fugitif recherché pour avoir orchestré un double assassinat. Cet homme, condamné lourdement par la justice française, avait pris la fuite quelques mois avant son jugement. L’affaire témoigne une nouvelle fois de l’ultra-violence qui frappe le territoire marseillais et ses environs.
Un chef du crime interpellé en Espagne
Walid Bara a été appréhendé dans la capitale espagnole. Ce dernier est considéré comme le cerveau d’un double homicide survenu en 2019 aux abords de la cité phocéenne. Depuis mai 2024, il échappait aux autorités françaises.
La cour d’assises d’Aix-en-Provence l’a condamné à 25 ans de réclusion criminelle alors qu’il était absent du box des accusés. Cette sanction maximale illustre la gravité des faits qui lui sont reprochés.
Un procès houleux de plus de trois semaines
Le jugement rendu à Aix-en-Provence s’est étendu sur une période dépassant les trois semaines. Les audiences ont été émaillées de plusieurs incidents qui ont marqué le déroulement du procès.
Au total, cinq hommes ont été reconnus coupables dans cette affaire. Parmi eux figure Gabriel Ory, présenté comme un dirigeant présumé du gang DZ Mafia. À l’inverse, Amine Oualane, également considéré comme un chef de cette organisation criminelle, a bénéficié d’un acquittement.
Une défense qui assume ses choix
Les avocats de la défense ont adopté une posture ferme tout au long du procès. Ils ont revendiqué avoir choisi de « rompre avec la bienséance plutôt qu’avec le droit ».
Me Raphaël Chiche a justifié cette stratégie en insistant sur l’exigence de probité : « Pour être crainte, la justice doit être respectable, nous sommes les vigies ». Cette déclaration souligne le rôle de contre-pouvoir que s’attribuent les défenseurs face à l’institution judiciaire.
Un parcours criminel bien établi
Le fugitif n’en était pas à ses premières activités illicites. Walid Bara dirigeait un réseau de trafic de stupéfiants implanté dans le XVe arrondissement de Marseille. Les enquêteurs l’ont identifié comme le « patron » de ce commerce illégal.
Les forces de l’ordre l’avaient interpellé en juillet 2021. Il avait alors été mis en examen dans quatre dossiers distincts. Toutefois, des vices de procédure ont entraîné sa remise en liberté en mai 2024, soit quelques semaines avant le verdict de la cour d’assises.
Une évasion de courte durée
Cette libération inattendue lui avait permis de quitter le territoire national avant d’être jugé. Son arrestation à Madrid met fin à plusieurs mois de cavale et permet aux autorités françaises d’envisager son transfert pour qu’il purge sa peine.
L’information a été confirmée par Le Monde, tandis que le quotidien La Provence avait précédemment révélé son implication dans le trafic de drogue marseillais.

