surveillance_monument_parisienSociété / Faits Divers 

Attaque près de la tour Eiffel : l’enquête relancée, l’état mental en question

L’assaillant qui a semé la terreur aux abords du monument parisien le plus emblématique en décembre 2023 pourrait voir sa responsabilité pénale réexaminée. Un tournant judiciaire majeur se dessine dans cette affaire qui avait endeuillé la capitale en pleine période festive.

L’enquête reprend depuis le début

Les investigations concernant cette agression mortelle au couteau ont été relancées à la demande des avocats de la défense. Ces derniers réclament une nouvelle évaluation de l’état mental d’Armand Rajabpour-Miyandoab, le principal mis en cause.

Le jeune homme, incarcéré depuis le 6 décembre 2023, doit répondre devant la justice de charges particulièrement lourdes. Le Parquet national antiterroriste l’accuse d’assassinat et de tentatives d’assassinat en lien avec une entreprise à caractère terroriste.

Le profil complexe de l’accusé

Né à Neuilly-sur-Seine en 1997, Armand Rajabpour-Miyandoab est issu d’une famille de réfugiés iraniens. Sa double nationalité franco-iranienne s’est vue amputée de son volet français suite à une condamnation précédente.

Les autorités avaient identifié chez lui un profil préoccupant combinant radicalisation islamiste et fragilité psychiatrique. Au moment des faits, il était censé suivre une injonction de soins.

Le déroulement de l’attaque

Le 2 décembre 2023, un touriste germano-philippin a perdu la vie sous les coups de l’assaillant. Deux autres victimes ont été blessées lors de cette agression perpétrée à coups de marteau.

L’accusé aurait mentionné la tour Eiffel illuminée « aux couleurs d’Israël » comme élément déclencheur de son passage à l’acte, révélant une dimension géopolitique à son geste.

Les failles du système de surveillance

Le ministre de l’Intérieur n’avait pas mâché ses mots en évoquant un « ratage psychiatrique ». Le dispositif de suivi obligatoire auquel était astreint le suspect s’était achevé en avril 2023, plusieurs mois avant le drame.

En octobre 2023, sa mère avait tiré la sonnette d’alarme face à l’isolement croissant de son fils. Les forces de l’ordre avaient alors tenté une hospitalisation sous contrainte, sans succès.

Une tentative d’intervention avortée

Les services de police s’étaient heurtés à l’absence de manifestations visibles de troubles lors de leur intervention. Cette évaluation s’est révélée tragiquement erronée quelques semaines plus tard.

La question de la responsabilité pénale du mis en cause demeure au cœur des débats juridiques. L’issue de cette nouvelle expertise conditionnera la suite de la procédure judiciaire.

Articles similaires