Falcon_50_Aeroport_Punta_CanaSociété / Faits Divers 

Air Cocaïne : le Falcon 50 saisi est mis aux enchères pour 1,6 million

L’affaire « Air Cocaïne » refait surface de manière inattendue. Plus d’une décennie après l’arrestation spectaculaire d’un équipage français à Punta Cana, l’appareil au cœur du scandale va changer de mains. Les autorités dominicaines ont décidé de mettre en vente le Falcon 50 saisi en 2013, symbole d’une opération de trafic international qui avait défrayé la chronique.

Une vente aux enchères exceptionnelle prévue

Le gouvernement dominicain s’apprête à organiser une vente publique incluant l’avion privé tristement célèbre. L’appareil devrait être proposé pour une somme avoisinant 1,6 million de dollars.

Cette mise aux enchères ne concernera pas uniquement l’aéronef. D’autres biens confisqués dans le cadre de diverses affaires criminelles seront également proposés : appartements de luxe, bijoux, yachts et autres actifs saisis lors d’enquêtes sur le trafic de stupéfiants, le blanchiment d’argent et la corruption.

Retour sur une arrestation qui a marqué les esprits

En 2013, le Falcon 50 avait été intercepté avec à son bord une cargaison de 680 kilogrammes de cocaïne. L’équipage français, composé de Pascal Fauret, Bruno Odos, Nicolas Pisapia et Alain Castany, avait été immédiatement arrêté sur le tarmac de Punta Cana.

Les deux pilotes principaux, Fauret et Odos, tous deux anciens membres de l’armée de l’air française, ont connu un parcours judiciaire mouvementé. Après 15 mois de détention en République dominicaine, ils ont réussi une évasion spectaculaire par bateau pour regagner la France.

Un épilogue judiciaire contrasté

L’acquittement des pilotes en France

Sur le sol français, Pascal Fauret et Bruno Odos ont d’abord été condamnés en 2019 à six ans d’emprisonnement. Cependant, leur situation a basculé en 2021 lorsqu’une cour d’appel les a finalement acquittés, mettant fin à leur calvaire judiciaire.

De lourdes peines pour les commanditaires

Si les pilotes ont échappé à la prison, les responsables de la compagnie aérienne SN-THS n’ont pas eu la même chance. Pierre-Marc Dreyfus et Fabrice Alcaud, dirigeants de la société, ont écopé en 2021 de six ans de prison pour « importation de stupéfiants en bande organisée ».

Quant à Ali Bouchareb, identifié comme le véritable commanditaire de ces vols clandestins, il a reçu la sanction la plus sévère : 18 ans de réclusion criminelle, témoignant de son rôle central dans l’organisation de ce trafic international.

Articles similaires