Agressions en maternelle : colère et mobilisation à Évry pour rouvrir l’enquête
La mort tragique de Lyhanna continue de faire des vagues partout en France. Dans l’Essonne, des parents d’élèves refusent de baisser les bras et réclament justice pour leurs enfants. Leur combat : obtenir la réouverture d’un dossier impliquant une enseignante de maternelle, classé sans suite par les autorités judiciaires.
Un rassemblement devant le tribunal d’Évry
Ce lundi soir, plusieurs dizaines de personnes se sont regroupées devant le tribunal d’Évry. Parmi elles, des parents d’élèves de l’école maternelle Sainte-Marie de Corbeil-Essonnes, accompagnés d’associations de défense des mineurs victimes de violences.
Les slogans scandés témoignaient d’une profonde frustration : « Quand on ne croit pas un enfant, on le brise », « Combien de plaintes sont classées sans suite ? » ou encore « Ni oubli ni silence ». Des mots qui résonnent comme un cri d’alarme face à ce qu’ils considèrent comme une défaillance du système judiciaire.
Des accusations graves contre une institutrice
Au cœur de cette mobilisation, des allégations d’agressions et d’exhibitions sexuelles commises par une maîtresse de moyenne section. Les faits présumés auraient été dénoncés par plusieurs familles.
Entre septembre 2025 et février 2026, au moins six plaintes ont été déposées par des parents inquiets pour leurs enfants. Malgré la gravité des accusations, la justice a décidé de classer l’affaire il y a quelques semaines.
Une enseignante suspendue
L’enseignante mise en cause a été suspendue de ses fonctions jusqu’au 31 août 2026. Parallèlement, une enquête administrative est actuellement menée par les autorités compétentes.
Les familles attendent avec impatience les conclusions de cette investigation, espérant qu’elles apporteront des réponses à leurs interrogations.
L’affaire Lyhanna comme catalyseur
Ce mouvement de protestation s’inscrit dans un contexte national particulièrement sensible. Depuis la révélation de l’affaire Lyhanna, des mobilisations similaires émergent aux quatre coins de l’Hexagone.
Pour ces parents, la mort de la fillette symbolise l’urgence d’une meilleure écoute et protection des enfants. Ils réclament la réouverture du dossier classé, persuadés que la voix des victimes présumées mérite d’être entendue.
Un combat pour la reconnaissance
Au-delà des procédures judiciaires, c’est une question de principe qui anime les manifestants. Ils refusent que la parole des enfants soit minimisée ou ignorée.
Les associations présentes lundi soir rappellent qu’il est crucial de prendre au sérieux chaque témoignage, chaque plainte, afin d’éviter que d’autres drames ne se produisent.
L’attente des conclusions de l’enquête administrative pourrait déterminer la suite de cette affaire qui continue d’émouvoir bien au-delà des frontières de l’Essonne.

