Accident mortel dans l’Oise : un récidiviste endormi au volant jugé
Un drame de la route qui aurait pu être évité vient de se conclure devant le tribunal. Un jeune conducteur de 26 ans a été jugé pour avoir causé la mort d’un professeur dans une collision frontale. Les circonstances de l’accident révèlent une négligence fatale aux conséquences irréversibles.
Une collision mortelle sur la D 201
Le 24 juillet 2025, la route départementale 201 reliant Senlis à Creil a été le théâtre d’un accident dramatique. Au volant de sa Renault Clio, Tahirou B. a franchi la ligne blanche sans raison apparente, se déportant sur la voie opposée.
Le véhicule a d’abord percuté une première automobile conduite par une jeune femme, qui s’en est sortie avec des blessures superficielles. Mais le choc le plus terrible était à venir.
La Clio a ensuite heurté de plein fouet une Renault Twingo. Le conducteur de ce second véhicule, un enseignant âgé de 59 ans, n’a pas survécu à l’impact. Une vie fauchée en quelques secondes sur une route de l’Oise.
L’aveu d’un moment d’inattention fatal
Confronté aux enquêteurs, le conducteur responsable a formulé une explication glaçante : « Je me suis endormi ». Cette déclaration, répétée à plusieurs reprises, s’accompagnait d’excuses incessantes.
Le jeune homme de 26 ans a reconnu avoir été victime d’une somnolence au volant, provoquant cette sortie de trajectoire mortelle. Un aveu qui n’a toutefois pas effacé la gravité de ses actes.
Un récidiviste déjà connu des services
L’enquête a mis en lumière un élément aggravant : Tahirou B. n’en était pas à sa première infraction routière. En février de la même année, il avait été contrôlé à Creil alors qu’il conduisait malgré une interdiction.
Lors de ce contrôle, les forces de l’ordre l’avaient également surpris en train d’utiliser son téléphone au volant. Sa justification à l’époque : « J’ai juste déplacé une voiture qui était mal garée, je suis stupide ».
Cette infraction lui avait valu un mois de détention provisoire pour conduite en dépit d’une interdiction judiciaire, démontrant un mépris répété des règles de sécurité routière.
Une condamnation prononcée en son absence
Le tribunal a rendu son verdict sans que le prévenu soit présent dans la salle. Tahirou B. a écopé d’18 mois de prison, dont 12 avec sursis pour homicide involontaire.
À cette peine s’ajoute une interdiction de conduire tout véhicule à moteur pendant six mois. Une mesure qui paraît dérisoire au regard du drame causé.
L’exécution de la peine en suspens
Les six mois de prison ferme ne seront pas automatiquement appliqués. Le dossier sera transmis au juge d’application des peines, qui déterminera les modalités concrètes d’exécution de cette partie de la condamnation.
Cette procédure permettra d’évaluer si la détention s’effectuera en milieu fermé ou selon un aménagement de peine, comme le bracelet électronique ou le placement en semi-liberté.

