300 000 € d’amende et l’euthanasie : le calvaire d’un Sétois pour un simple chat
Adopter un animal de compagnie peut parfois réserver des surprises administratives insoupçonnées. Un habitant de Sète en a fait l’amère expérience lorsque les autorités lui ont réclamé une somme astronomique et menacé d’euthanasier son chat. Une affaire rocambolesque qui illustre les complexités liées à l’identification électronique des animaux domestiques.
Une adoption qui semblait ordinaire
Thierry Puech pensait avoir accompli toutes les démarches nécessaires en adoptant Tigrou par l’intermédiaire de l’association Patte de Velours. Le félin partageait sa vie quotidienne sans le moindre problème apparent.
C’est en cherchant à obtenir une carte I-CAD, ce certificat de propriété délivré par les préfectures, que la situation a basculé. Son vétérinaire l’avait encouragé à effectuer cette démarche, sans imaginer les conséquences dramatiques qui allaient suivre.
Une puce électronique révélatrice
Ni l’association ni le vétérinaire n’avaient réussi à lire correctement la puce électronique de Tigrou lors de l’adoption. Cette défaillance technique masquait une information capitale : l’animal provenait de Tunisie.
La préfecture a découvert que le chat se trouvait illégalement sur le territoire français. Absence de déclaration, vaccination contre la rage non effectuée : tous les voyants étaient au rouge pour Thierry.
Des sanctions disproportionnées
Les autorités n’y sont pas allées de main morte. Thierry s’est vu notifier des menaces particulièrement lourdes : une amende pouvant atteindre 300 000 euros, deux ans d’emprisonnement, et l’euthanasie pure et simple de Tigrou.
Pour un propriétaire de bonne foi ayant simplement adopté un animal auprès d’une association reconnue, le choc fut brutal.
Une bataille administrative acharnée
Déterminé à sauver son compagnon à quatre pattes, Thierry Puech s’est rendu à la Direction Départementale de la Protection des Populations pour plaider sa cause. Il a rassemblé méticuleusement tous les documents prouvant les soins prodigués depuis 2022.
La personne qui avait initialement hébergé le chat avant l’adoption a également joué un rôle crucial. Elle a confirmé par mail que Thierry s’occupait de l’animal depuis quatre ans, témoignage essentiel pour démontrer sa bonne foi.
Un dénouement favorable
Après une semaine d’attente angoissante, la préfecture a finalement annoncé l’abandon des poursuites. La situation administrative de Tigrou a été régularisée en bonne et due forme.
Le chat continue aujourd’hui de vivre paisiblement auprès de Thierry Puech, désormais reconnu officiellement comme son propriétaire légitime. Une issue heureuse pour cette histoire kafkaïenne qui aurait pu tourner au drame.

