20 ans à respirer du poisson pourri : le cauchemar d’une ville enfin terminé grâce à une découverte à 1,7 million
Imaginez vivre vingt années entières avec une puanteur de poisson décomposé flottant dans l’air. C’est le quotidien qu’ont enduré les résidents d’une petite commune canadienne, victimes d’une pollution olfactive persistante dont l’origine restait mystérieuse pendant des années.
Deux décennies d’enfer olfactif pour les habitants
Les citoyens de Saint Mary’s ont supporté une odeur insoutenable pendant près de vingt ans. Cette nuisance quotidienne transformait leur cadre de vie en véritable cauchemar sensoriel.
La source de cette pollution atmosphérique ? Une ancienne usine de l’Atlantic Seafood Sauce Company, complètement désertée, qui abritait un secret nauséabond dans ses murs.
La découverte d’une contamination massive
À l’intérieur du site industriel désaffecté, les autorités ont découvert 110 réservoirs de sauce de poisson fermentée abandonnés à leur sort. Ces cuves, laissées sans surveillance, dégageaient depuis des années des émanations pestilentielles.
L’ampleur de la contamination révélait un abandon total des responsabilités par les anciens propriétaires de l’installation.
Une intervention salvatrice lancée en juin
Les opérations de décontamination ont débuté au mois de juin dernier. Cette intervention d’envergure visait à débarrasser définitivement la commune de ce fléau olfactif.
Les résultats ne se sont pas fait attendre : la qualité de l’air s’est considérablement améliorée dans toute la localité, offrant enfin aux habitants un espace respirable.
Un fardeau financier pour la municipalité
L’assainissement du site représente un coût total de 1,7 million de dollars canadiens. Une facture astronomique pour une collectivité locale de cette taille.
Absence de soutien fédéral
Malgré l’ampleur du problème environnemental, le gouvernement fédéral n’a versé aucune contribution financière. La ville s’est vue contrainte de contracter un prêt de 198 000 dollars canadiens.
Les autorités municipales devront rembourser cette somme sur leurs propres ressources, une charge supplémentaire pour les finances publiques locales.
La colère du maire face à l’inaction gouvernementale
Steve Ryan, maire de Saint Mary’s, exprime un mélange de satisfaction et d’indignation. S’il qualifie l’opération de nettoyage comme « un grand soulagement », il ne cache pas son amertume.
Le premier magistrat dénonce vivement le manque d’appui de l’État dans cette crise sanitaire. Sa frustration transparaît clairement lorsqu’il déclare : « Ce genre de chose me rend un peu fou ».
Cette affaire soulève des questions sur la gestion des sites industriels abandonnés et la responsabilité des différents paliers gouvernementaux dans la protection de la santé publique.

