Un policier radie après avoir percuté un cycliste pour un simple sandwich jeté au sol
Une scène surréaliste s’est déroulée dans les rues anglaises en mars 2024. Un agent des forces de l’ordre a délibérément percuté un cycliste avec son véhicule de patrouille pour une raison aussi banale qu’incompréhensible. Les circonstances de cet incident, qui aurait pu tourner au drame, ont révélé un abus de pouvoir flagrant et des manquements graves aux protocoles de sécurité.
Un sandwich au sol déclenche une course-poursuite
Le 15 mars 2024, Frederick Boyle, alors en service, a activé ses gyrophares et grillé un feu rouge pour poursuivre un cycliste. Le motif de cette intervention musclée ? L’homme avait simplement jeté un sandwich sur le sol.
La situation a rapidement dégénéré. L’ancien agent a délibérément utilisé son véhicule de patrouille pour bloquer la route du cycliste, le percutant violemment avant de l’immobiliser sous sa voiture. Une réaction totalement disproportionnée pour un simple jet de déchet.
Un cycliste abandonné après l’impact
Après avoir procédé à un contrôle d’identité, le policier a constaté que le cycliste présentait quelques éraflures à la jambe. Malgré l’état de choc évident de la victime et son vélo désormais hors d’usage, l’officier a pris une décision ahurissante.
Selon le rapport officiel, l’agent « a remarqué que le cycliste avait subi quelques blessures à la jambe, mais il n’a constaté aucune blessure grave et n’a donc pas jugé nécessaire d’appeler une ambulance ». Il a simplement repris sa route, laissant l’homme seul sur place avec son vélo inutilisable.
C’est finalement un témoin qui a alerté les forces de l’ordre sur cet incident troublant.
Une défense rejetée par la commission disciplinaire
Convoqué devant une commission disciplinaire, Frederick Boyle a tenté de justifier ses actes. Il a affirmé n’avoir jamais eu l’intention de renverser le cycliste, prétendant vouloir simplement lui barrer la route pour l’empêcher de fuir.
L’ex-policier a également reconnu ne pas avoir rapporté l’accident par crainte que l’affaire ne devienne « une montagne pour rien ». Une explication qui n’a pas convaincu les enquêteurs.
Un acte délibéré et dangereux
La commission a catégoriquement rejeté la version de Boyle. Dans sa décision, elle a clairement établi que « la décision de virer brusquement à droite était un choix délibéré de l’ex-agent Boyle. Selon la commission, il a agi par volonté farouche d’empêcher (le cycliste) d’échapper à son interpellation ».
Les enquêteurs ont souligné que la conduite de l’agent présentait un risque élevé et aurait pu entraîner d’importantes blessures. L’incident a été qualifié de « faute grave ».
Radiation et sanctions disciplinaires
Les conséquences pour Frederick Boyle ont été immédiates et sans appel. Bien qu’il ait démissionné après l’incident, l’ex-policier a été radié des forces de l’ordre et son licenciement prononcé de manière rétroactive.
Il figure désormais sur la liste d’interdiction professionnelle de la police, lui interdisant définitivement d’exercer dans les forces de l’ordre.
Deux autres agents sanctionnés
Les collègues de Boyle, Kerron Tuttle et Abigail Thomas, présents dans le véhicule lors de l’incident, n’ont pas échappé aux sanctions. Tous deux ont reçu un avertissement écrit de 18 mois pour ne pas avoir signalé l’incident et avoir négligé le bien-être du cycliste.

