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Un homme condamné pour violences conjugales après avoir étranglé son épouse dans l’Oise

La justice de Beauvais a rendu son verdict dans une sombre affaire de violences conjugales. Un jeune homme de 22 ans a écopé d’une peine de prison pour avoir agressé à plusieurs reprises son épouse, arrivée récemment en France. L’affaire révèle un enchaînement dramatique d’agressions physiques et de comportements coercitifs.

Une peine de prison ferme prononcée

Le tribunal correctionnel de Beauvais a condamné Sayed B. à 18 mois de prison, dont 8 mois ferme en régime de semi-liberté. Le jeune homme, âgé de 22 ans, devra purger cette peine pour avoir exercé des violences répétées sur sa conjointe dans le département de l’Oise.

Lors de l’audience, le représentant du ministère public a vivement critiqué l’attitude du prévenu. Le procureur a dénoncé une vision archaïque du mariage, rappelant que le Code civil de 1804 prévoit que l’époux doit protection à sa femme, principe manifestement ignoré par le condamné.

Des agressions documentées sur plusieurs mois

L’incident sur l’autoroute A16

Le 10 décembre 2025 marque le début des faits judiciairement établis. Sur l’autoroute A16, une dispute éclate prétendument à cause d’erreurs de navigation GPS commises par l’épouse. Sayed B. affirme l’avoir touchée involontairement.

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Pourtant, les constations médicales racontent une tout autre histoire : la victime présente des traces de strangulation ainsi qu’un hématome important à l’œil, témoignages éloquents de la violence subie.

Un appel au secours depuis la salle de bains

Trois jours plus tard, le 13 décembre 2025, la situation dégénère à nouveau. L’épouse, terrifiée, se barricade dans la salle de bains et contacte les forces de l’ordre. Les policiers découvrent une femme portant de multiples traces de coups.

Face à l’urgence, les autorités décident de placer immédiatement la jeune femme en centre d’hébergement pour assurer sa protection.

Violation d’une interdiction judiciaire

Le 13 février suivant, malgré une interdiction formelle de contact, Sayed B. se présente sur le lieu de formation de son épouse. Il prétend vouloir simplement lui permettre de parler avec sa belle-mère au téléphone. La victime conteste formellement cette version des faits.

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Un parcours marqué par la vulnérabilité

Sayed B. est arrivé sur le territoire français en 2019, alors qu’il n’avait que 16 ans. L’année suivante, en 2020, un mariage arrangé est célébré en Afghanistan, liant son destin à celui de la victime.

Le couple ne se retrouve physiquement qu’en août 2025, lors de l’arrivée de l’épouse en France. Selon les déclarations de cette dernière, les premières violences débutent dès septembre 2025, soit quelques semaines seulement après leurs retrouvailles.

Des violences minimisées par l’agresseur

À l’audience, le procureur a vertement critiqué la défense de Sayed B., qui tentait de présenter ses actes comme des « violences gentilles ». Le magistrat a rappelé la gravité des faits : abandon de la victime sur l’autoroute et privation de nourriture.

L’épouse a exprimé sa terreur devant le tribunal, affirmant que son mari avait proféré des menaces de mort à son encontre. Une crainte légitime qui a pesé dans la décision des juges.

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