Marseille : ivre au volant, un brigadier-chef renverse deux frères en trottinette
Un grave accident de la route impliquant un membre des forces de l’ordre a défrayé la chronique judiciaire marseillaise. En effet, un brigadier-chef vient d’être jugé pour avoir renversé deux frères circulant en trottinette. Au moment des faits, le fonctionnaire conduisait son véhicule personnel dans un état d’ébriété avancé.
Une nuit tragique dans les quartiers sud de Marseille
Les événements se sont déroulés durant la nuit du 4 au 5 juillet 2024. Sébastien W., alors hors service, revenait d’une soirée alcoolisée au volant de son SUV. Malheureusement, il a percuté violemment deux frères circulant à trottinette, leur causant des blessures extrêmement graves.
L’impact a été d’une telle violence que le véhicule a perdu une roue et son pare-chocs. De plus, lors de son contrôle, le brigadier-chef présentait un taux d’alcoolémie de 0,83 mg par litre d’air expiré. Ce niveau, largement au-dessus de la limite légale, explique la perte de contrôle totale du véhicule.
Un délit de fuite et des blessures irréparables
Au-delà de l’ivresse, le policier a été poursuivi pour délit de fuite. Cet élément aggravant a lourdement pesé dans le dossier. Les deux victimes ont subi une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à trois mois. Par conséquent, les faits ont été classés parmi les délits routiers les plus sérieux par le tribunal.
Lors de l’audience, le prévenu a affirmé ne conserver aucun souvenir de la soirée. Toutefois, cela n’a pas empêché la justice de rendre un verdict plus sévère que les réquisitions initiales du parquet.
Une condamnation ferme mais un maintien en fonction
Ce jeudi, le tribunal a condamné Sébastien W. à trois ans de prison, dont un an ferme. Néanmoins, cette partie ferme sera effectuée sous bracelet électronique à domicile. Ainsi, le policier évite l’incarcération classique.
Fait notable : le tribunal n’a pas prononcé d’interdiction d’exercer son métier. Le brigadier-chef pourra donc théoriquement reprendre ses fonctions au sein de la police nationale. Désormais, une nouvelle audience est prévue dans un an pour fixer le montant des indemnisations dues aux victimes. En conclusion, cette affaire continue de susciter le débat sur l’exemplarité attendue des forces de l’ordre.

